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Une bourse soutient les carrières en recherche prometteuses d’étudiants handicapés des cycles supérieurs

28 novembre 2011 – Rendre les parcs publics plus accessibles et comprendre comment le corps humain compense la perte d’un œil sont les buts que Jason Angel et Stefania Moro espèrent atteindre grâce à leur recherche. Les deux étudiants diplômés sont les plus récents bénéficiaires d’une bourse unique destinée à aider les jeunes scientifiques handicapés à poursuivre une carrière en recherche relative à la réadaptation et à progresser dans ce domaine.

La bourse, appelée TD Grant in Medical Excellence: A Scholarship in Rehabilitation Related Research for People with Disabilities (bourse de recherche en réadaptation de la TD pour personnes handicapées), offre des fonds aux étudiants handicapés qui poursuivent une carrière en recherche en réadaptation. La bourse est administrée par le Toronto Rehabilitation Institute (Toronto Rehab) et est offerte aux étudiants de plusieurs universités de l’Ontario, dont les universités McMaster, Ryerson, de Toronto, Waterloo, York et Wilfrid Laurier.

En recevant chacun 20 000 $, Jason et Stefania s’ajouteront donc à la liste de plus en plus longue de 12 étudiants diplômés qui ont reçu une aide financière unique ou renouvelable depuis la création de la bourse, soit l’une des premières de son genre au Canada. Depuis 2006, le Groupe Financier Banque TD a consacré 550 000 $ au soutien du programme qui a été créé par Toronto Rehab et sa fondation pour faire participer les personnes handicapées de façon concrète et sérieuse aux recherches en réadaptation.

« Cette bourse accroît la pertinence et la qualité de la recherche en réadaptation et élimine les obstacles auxquels les étudiants handicapés font souvent face lorsqu’ils poursuivent des études supérieures », affirme le Dr Geoff Fernie, directeur de la recherche au Toronto Rehabilitation Institute, University Health Network, qui a développé l’idée de la bourse. « Ceci est important, car parmi les quatre millions de personnes vivant avec une incapacité au Canada, seulement environ 8 % terminent un baccalauréat et encore moins obtiennent un grade supérieur. »

Jason, qui a grandi dans les régions rurales boisées du Maine, a toujours adoré le grand air et les voyages. Il a conservé cette passion après avoir subi, en 1990, un traumatisme de la moelle épinière à la suite d’un accident de voiture.

« Mon goût de l’aventure n’a pas disparu lorsque j’ai commencé à me servir d’un fauteuil roulant », dit Jason. « Je me suis rendu compte que les obstacles environnementaux peuvent empêcher les personnes handicapées de voyager, d’avoir un emploi et de participer à la vie de tous les jours. Des bonnes connaissances et un peu d’effort rendent possible l’élimination ou la réduction au minimum d’un grand nombre de ces obstacles. »

La détermination de Jason l’a attiré vers le domaine de la recherche. En 2001, Jason s’est inscrit à la Salem State University à Salem, au Massachusetts, pour étudier ce qu’il aimait avant tout : les voyages et le tourisme. Après avoir obtenu son diplôme, Jason et son épouse, Patty, sont déménagés au Canada en 2010 pour que Jason puisse faire une maîtrise en études environnementales (politique et planification du tourisme) à l’Université de Waterloo.

Ayant pris conscience de l’importance de l’accessibilité pour les personnes handicapées et de ses énormes répercutions économiques possible sur l’industrie du tourisme, il vérifie actuellement l’accessibilité de cinq parcs dans le sud de l’Ontario et a l’intention de faire des recommandations en vue d’en améliorer l’accessibilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite ou qui se servent d’un fauteuil roulant.

Dans le cas de Stefania, la bourse lui permettra de faire progresser son travail déjà avant-gardiste. Cette étudiante diplômée est la première chercheuse à étudier le traitement de l’information auditive et visuelle d’un groupe rare de patients : ceux qui se sont faits chirurgicalement enlever un œil à un jeune âge en raison d’un cancer.

Elle croit que les personnes ayant une déficience sensorielle peuvent être formées pour s’adapter, ce qui leur permettra de vivre de riches expériences perceptuelles et réduira le stress imposé à leurs autres sens. Dans sa recherche, elle explore la plasticité intermodale, ou la façon dont les personnes n’ayant qu’un œil s’adaptent, et tente de déterminer si les autres sens s’en trouvent aiguisés et compensent ainsi la perte.

« Il y a lieu de croire à l’existence d’une plasticité corticale. Les personnes qui ont un seul œil ont des sens plus aiguisés, ce qui est une forme de compensation », dit Stefania, qui a subi une blessure traumatique à l’œil gauche lorsqu’elle était enfant. « Ceci donne aux chercheurs et aux médecins praticiens de l’information utile pour apprendre aux gens comment améliorer leur vie. Mon expérience de vie et mes connaissances de l’importance de conserver l’acuité de la vision qu’il me reste et de mes sens complémentaires m’ont amenée à promouvoir la recherche sur la vision et des applications cliniques qui en résulteront et qui amélioreront la vie des patients. »

La recherche de Stefania a déjà bénéficié d’une bourse Baker de l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) qui a été présentée à son superviseur, la Dre Jennifer Steeves du laboratoire de neuroscience perceptuelle de l’Université York. En 2005, l’INCA a aussi remis à Stefania une bourse Walter et Wayne Gretzky pour la soutenir dans ses études de premier cycle.

Stefania a l’intention de poursuivre l’examen de ses résultats en employant l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle à l’Université York et elle compte faire des études doctorales en recherche sur les sciences de la vision. La bourse l’aidera à poursuivre ses recherches dans ce domaine.

Pour sa part, Jason affirme que grâce à la bourse et au soutien continu de sa famille, de ses amis et de sa femme, il a toutes les chances d’atteindre son but, qui est de changer le monde.

Quelques mots sur le Toronto Rehabilitation Institute
Le Toronto Rehabilitation Institute (Toronto Rehab) est un des principaux centres de sciences de la réadaptation de l’Amérique du Nord. Il révolutionne la réadaptation en aidant les gens à surmonter les défis que présentent les blessures, les maladies ou les troubles de la santé handicapants liés au vieillissement afin qu’ils puissent mener une vie active, plus saine et plus autonome grâce à des soins innovateurs administrés aux patients, à la recherche avant-gardiste et à l’éducation interprofessionnelle. Toronto Rehab, comme les hôpitaux Toronto Western, Toronto General et Princess Margaret, est un membre du University Health Network et est affilié à l’Université de Toronto. Visitez-nous en ligne à : www.torontorehab.com ou www.uhn.ca.

Personne-ressource :
Todd Leach, conseiller principal, Affaires publiques et communications
Toronto Rehab/University Health Network
416-597-3422, poste 3025

 




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